Les infiltrés : Monaco, le Rocher aux naufragés

Jan 27th, 2011 No Comments

Terre de relances et de découvertes, la Principauté a longtemps remis sur pied des footballeurs en perte de vitesse. Klinsmann, Rui Barros, Morientes… Mais il a su, aussi, par la suite, dénicher nombre de plésiosaures arthritiques, demi-molles et grabataires, venus pour le plaisir, l’absence d’imposition et les casinos. On ne va pas tirer sur l’ambulance, on va juste la faire sauter…

ALGERINO Jimmy : 3 matches. Fausse Brésilienne. Tout jeune monégasque en 91, venu des Chamois Niortais, Jimmy aura marqué son époque en se faisant passer pour un talentueux brésilien sous le sobriquet d’Algerinho… On devinait déjà la supercherie.

ALMIRON Sergio : 11 matches, 2 buts. Redondo ? Gago ? Bernardi ? Mascherano ? Non Almiron… A la Juve, Deschamps n’en avait pas voulu, lorsque son équipe évolua en Série B. Alors Monaco s’est naturellement mis sur le marché, en 2008 pour un prêt assorti d’une clause à 7 millions. Son père fut champion du Monde 86. On dit que le talent saute toujours une génération…


ATIS-CLOTAIRE Ernst : 3 matches. Juste parce qu’il a un nom à chier…

BIERHOFF Oliver : 18 matches, 4 buts. Grosse Bertha. Champion d’Europe des Nations, finaliste de la Coupe du Monde 2002, champion d’Italie, 37 buts en sélection… Seulement, la Ligue 1, c’est autre chose…


BOLI Basile : 11 matches. Défense d’y voir. Le natif d’Abidjan quitta Marseille après l’affaire, pour chausser les Rangers. Pointure merdique, il revient dans le sud chez la voisine de palier. Septembre 95, Delaroche, son gardien, aura fait honneur à son patronyme en percutant violemment la Base, qui jamais ne s’en remit. Il a été depuis admis à l’UMP, suite à ses blessures.


GERARD Lopez : 7 + 6 matches. Résidu de Masia. « Géraaaaaaaaaard !!!!! Il faut que j’te parle ! Tu fumes du haquick et tu nous empestes les cabinets… (sketch connu) ». Son tendon d’Achille traînerait toujours quelque par entre Nice et Menton.


HENRIQUE Luis : 32 + 3 matches, 2 buts. Recif Alegre. Homonyme du grand Luis Enrique qui fit la joie sur le Nou Camp, il s’est contenté d’ajouter un H, devant… Le H qui, rappelons-le, n’est toujours pas légalisé en France…

JUGOVIC Vladimir : 19 matches. Vieux Fusil. Il avait tout gagné mais il lui restait un défi : l’Admira Wacker en Autriche. Monaco fut un tremplin.


MÜLLER Patrick : 7 matches. Trou de Bâle. Là encore, une carrière plus que remplie, des titres à la pelle et décès à Monte Carlo. Non pas d’une longue et triste maladie, mais d’une courte et rigolote…


PANUCCI Christian : 9 + 5 matches, 3 buts. « Milagrus Macaronius ». Eté 96, un retour en Europe prématuré alors qu’il participait au J.O d’Atlanta avec l’Italie, un vol manqué pour empêchement de dernière minute… Ce vol ? TWA 800 qui se crasha dans la foulée. Un miracle. Le rapport avec Monaco ? Aucun…


RADUCIOIU Florin : 9 + 3 matches, 1 but. Romanichel. Héros de la World Cup 94 avec les Roms, il bourlingue (dans les 5 grands championnats !) avant de contempler ses jours finissants devant les miroirs des casinos environnants. Mais il en fut éjecté manu militari, les roulottes étant interdites sur le parking.


SIMIC Dario : 27 matches. Fibrome croate. Enième représentation du grand cirque des vieillards finissants ayant choisi le Rocher comme port d’attache. Luxure, calme et volupté, sauf qu’une brouille avec Lacombe vient tout gâcher. Se brouiller avec Moustache, faut vraiment être con…


SPEHAR Robert : 13 matches, 3 buts. Bob l’Eponge. Malgré Trezeguet, Henry et tout le Saint Bataclan, Tigana réclama le pointeur du FC Bruges, en tant que joker, en octobre 97. Ce qui mit la puce à l’oreille à la police locale qui intercepta une cargaison de cocaïne à la frontière Italienne. Jeannot ne fut pourtant jamais inquiété…


VIERI Christian : 7 matches, 3 buts. Pilier de Comptoir. Véritable phallus ambulant, Vieri fut à l’origine d’un brutal accroissement de population en 2006.

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